Le ragoût des mots bleus a été mis sur le feu rouge, plongés dans l'eau qui bout sur le rond chaud du milieu... Les mots qui cuisent à feu doux; qui se figent et se fixent lentement dans les graisses de la Bête; Embaument maintenant les chefs qui les apprêtent... Les sourires abandonnés aux mains de la maldonne; Les regards asexués qui se privent de madonnes; Filles de Fauves défaites à la Guimauve mauviette; que de brèves amourettes Cratères de peauxxx beiges remplis de mots-cortèges; Mots nés de porcs salés, noyés sous flots de sueur L'espace, redevenu vert, alloué aux corps-bouées de ceux qui n'avaient pas eu la chance d'avancer, même d'un seul petit pas, de peur de tomber trop imparfaits de peur de perdre l'indépendance... Dieu seul sait, ou son futur Pape, ce qu'il en coûtera d'abandons pour tout ce qui nous happe dans ce monde qui nous décède On sent d'ici les odeurs du Portugal, celles qui nous ont fait boire les vagues de l'Effet pourpre; On sent qu'ils savent encore comment cuisiner leurs mots, ceux qui s'enfouissent entre deux os, sous les chaudes croupes grenat d'une Jument nocturne saignée par l'État.. Le drame des conjoints qui se repiquent sans cesse dans les plateaux imbibés, ou dans les bunkers désactivés; Comme ceux qui nous venaient de la Grèce antique ou du Mont des Oliviers, des drames qui se repiquent depuis les profondeurs balafrées des terres grasses des laboureurs au bord de leurs coeurs abîmés par les mémoires qui se meurent... Les odeurs de la candeur se dissipent; mais il reste les mots du jeune auteur qui lit la nuit dans sa complète noirceur ce que les enfants craignent des Sabbats; ces enfants morts-nés au combat qui nous reçoivent âmement avec la Voix muée de leurs revenants
Pendant que les muses l'appellent et que le guet se fait par le Poète, on surveille de loin tous ses prophètes; Pendant qu'éclatent des grenades de lait sûr, on tourne en rond des histoires de capulette, mièvres supplices donnés en pâtures... Du travers des lettres de ce monde, écrire n'a pas créer que l'Immonde; Des histoires d'organes qui grondent pour des fées blondes et moribondes, ont donné naissance aux zones d'ondes; E-crire n'a pas fait naître qu'une Nation entre les points noirs de ses suspensions... Des itinéraires se déferont, des littéraires se croiseront, des opinions s'affronteront... Du tourment temporaire des auteurs ivres de l'hiver, accoucheront plus tard d'un livre, d'un roman qui mourra en rond, Les sangles dorées de la raison La courbe infinie invalidera son temps, le Cercle se videra de son précieux sang; À partir de ce Néant devenu désobligeant, il tracera ce que sa vigueur lui fait écrire... lentement, mais sûrement... La Fée Blackstick Jeudi, 1er septembre 2005 LES DÉCHETS DE LA BELVITUDE