lundi 22 février 2010

400 exemplaires pour contrer la peur. De l'huile de ténacité. De la couleur en noir et blanc. Du soulèvement. De la résistance. De l'or à ténèbres.


Paul-Émile Borduas
(1er novembre 1906-22 février 1960)
Bercement silencieux, 1956,
Succession Paul-Émile Borduas / SODRAC (2008)




1948


Discours de la douleur, chaleur de ses recueils;
Averse de ses couleurs au dedans de mon oeil
Splendeurs sur la rétine, envoûtements majeurs;
Tumultes des flots du gin, provisions pour les pleurs

Gestuelle abstraite d'une soeur jumelle
Révérence indiscrète faite à son auteur;
Mise à jour de leurs fonds de bouteilles,
L'Arroi silencieux pour leurs Corneilles

À cause du retour incontournable
de l'indubitable Grande Noirceur,
Peur mortelle de l'enfer sur terre,
comme celle du ciel inconcevable


espérons le mémorable

posted by LouiseL
04-09-05
Les déchets de la belvitude



1 commentaire:

  1. Borduas, par ses critiques sur nos œuvres, donna beaucoup de confiance à notre création. On en est venus progressivement à l’anarchisme pour consolider notre travail. (1948) Un fort mouvement d’émulation et de polémique nous animait, cette année-là allait devenir marquante. Pour moi-même, ça a été une période faste. En février, j’ai présenté un spectacle de danse avec Jeannine Renaud et dans les semaines qui ont suivi, il y eut « Danse dans la neige », filmé par Riopelle et dont seules les photographies de Maurice Perron subsistent. Puis, c’était les luttes animées de Claude Gauvreau dans les journaux et la publication du manifeste Refus Global qui ont été des moments forts. L’idéologie duplessiste fut particulièrement lourde pour nous à cette époque. Mais, malgré cela, ce fut une belle aventure.

    Il est si important d’avoir des héros.


    Françoise Sullivan à Sébastien Hudon (VOIR)
    Fragments d’une rencontre
    18-02-2010

    RépondreSupprimer