mardi 6 juillet 2010

Au ras des tombeaux de ciment, l'âme au chaud, la bière au frett. Le sel des bras nus. La sueur séchée des fleurs. L'ENFER, C'EST NOUS AUTRES. ;-)



C'est la chaleur de plomb dans la ville en ciment C'est la poisse d'angoisse étampée sur le front Je me regarde caler dans les sables mouvants Mais c'est juste pour voir ce qu'il y aurait au fond J'ai la gueule mauvaise un regard de rasoir Et je reste assis là comme un vieux Mexicain Qui n'attend plus rien que la venue du soir Et qui fume et qui fume en attendant de boire Canicule Le ciel brûle C'est la canicule Vers le nord un train siffle je ne le perdrai pas Mois qui ai tant crié je n'ouvre plus la bouche Cet asphalte qui sue c'est mon royaume à moi Je reste ici et j'écoute les mouches Canicule Le ciel brûle C'est la canicule L'air est fétide et lourd on le coupe au couteau Le sergent bat sa femme et se fout des enfants Car les hommes et les chiens aujourd'hui sont égaux C'est un temps pour tuer sans mobile apparent Canicule Le ciel brûle C'est la canicule Le ciel brûle C'est la canicule Canicule

Paroles et musique: Pierre Flynn 1991
JARDINS DE BABYLONE
(l'un des meilleurs de Flynn, sinon le meilleur)






Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire