lundi 31 août 2009

La voix du Lointain si proche. La chaleur de l'Afrique entre les mains du téléphone. Le coeur emBOUMé. Les bouches enfin déliées. Le soleil brillera.




Un fils à la guerre sur le campus des Universitaires. Du berceau à la bière, l'entrée physique en sa matière. Comme un éclat de verre dans le Génie.


Le roi Léonidas


samedi 29 août 2009

Les yeux de l'Ange fondant dans la bouche du vent. Les quenelles ravissant les palais. Un chef lyonnais les apprêtant d'une sauce " à la cuillère ".

vendredi 28 août 2009

L'Irlande sous terre. L'ancêtre découvert. L'eau. Le choléra. La peste. Le typhus. Et le doux paysage de l'Islet. Le calme des fleuves. Eirance.




Grosse-Île


Vitrail de l'Église anglicane &
Vue sur le fleuve, de la fenêtre de la
maison de l'officier des travaux publics

photos empruntées au site Parcs Canada



La modestie est le seul éclat qu'il soit permis d'ajouter à la gloire.
Charles Pinot Duclos

Le contentement du dernier voyage, qu'il ait été de courte ou de longue durée, ne devrait jamais pouvoir se lire mais seulement se dire. Parce que le Merveilleux finit toujours par manquer de mots. Mais comme nous savons qu'il en reste toujours quelques uns couchés de travers pour parler du Précieux, nous en écrirons encore.... Et ce soir, sur la Côte-du-Sud qui sommeille dans le rêve de la Rescapée, depuis le noir profond de son premier soir en terre d'accueil, le vert lumineux de votre Eire dans l'antre de ses deuils. Avoir marché sur vos âmes, frères. Avoir bu le paysage qui vous a vu renaître. Être entrée par la vision de votre drame. Avoir senti le parfum de vos espérances.


Elquidam, Grosse-Île, le 27 août 2009


mercredi 26 août 2009

Sur le trampoline de la Toile, les triples sautés. Aventuriers de l'arc-en-ciel dans les abreuvoirs à pluie. Traversée du bout de leur âge avancé.


L'Acteur et le Metteur en scène sur et sous les planches. L'Observateur dans le caniveau des mots français. Comme un certain air de famille. La Vie.




Nous irons loger dans vos petites têtes quelques beaux morceaux tendres d'insouciance. Nous ferons de vous des gros paquets de voleurs qui rient et toussent ensemble. Nous observerons par nos lunettes roses et embuées votre geste ainsi que votre parole. Et le reste, et le reste. Le Théâtre d'été chemine où les routes le mènent, dans des petites salles bondées de spectateurs enjoués, là où est pavé le meilleur de leurs intentions. Ce soir, dans la chaleureuse salle du Petit-Champain, nous pourrons enfin voir de plus près le beau Christian Michaud, et apprécier la mise en scène que l'on dit alerte de ce cher Hugues Frenette. Une sorte de période de réchauffement théâtrique, pour se préparer à l'arrivée du bel automne. Peut-être entendrons-nous des coulisses, le rire de Cyrano...
elquidam, le 26 août 2009


mardi 25 août 2009

L'argent luit. Qu'il sorte par les oreilles ou pue au nez, Pronto en entendra toujours parler. Pronto Delgado. « Bientôt maigre ».


Cheval de lumière ailée empoisonné dans l'écurie de crème brûlée. Le dessert avant l'entrée. Le digestif après l'apéro. Les heures passent au couteau.


lundi 24 août 2009

À travers le miroir de sa Bête, l'Homme. L'ode jaune d'un crépuscule. L'étoile dans le vide de la promotion estivale. La manne des déserts de silence.



PLAIN-CHANT


Je n'aime pas dormir quand ta figure habite,
La nuit, contre mon cou ;
Car je pense à la mort laquelle vient trop vite,
Nous endormir beaucoup.

Je mourrai, tu vivras et c'est ce qui m'éveille!
Est-il une autre peur?
Un jour ne plus entendre auprès de mon oreille
Ton haleine et ton coeur.

Quoi, ce timide oiseau replié par le songe
Déserterait son nid !
Son nid d'où notre corps à deux têtes s'allonge
Par quatre pieds fini.

Puisse durer toujours une si grande joie
Qui cesse le matin,
Et dont l'ange chargé de construire ma voie
Allège mon destin.

Léger, je suis léger sous cette tête lourde
Qui semble de mon bloc,
Et reste en mon abri, muette, aveugle, sourde,
Malgré le chant du coq.

Cette tête coupée, allée en d'autres mondes,
Où règne une autre loi,
Plongeant dans le sommeil des racines profondes,
Loin de moi, près de moi.

Ah ! je voudrais, gardant ton profil sur ma gorge,
Par ta bouche qui dort
Entendre de tes seins la délicate forge
Souffler jusqu'à ma mort.


Extrait de "Plain-Chant",
Poésie/Gallimard



Dans le district 9, l'Homme en l'Alien. La capture de leur néant plain chant. Un vaisseau grand comme un petit pays. Et des armes, Fils. Hélas !


dimanche 23 août 2009

De Paris à Cotonou, une nuitée pour l'Africaine. Son départ l'a fait arriver. Le continent noir l'accueille. L'Amérique fera son deuil.


samedi 22 août 2009

De la terre à la table. Aux côtés des bettes et des patates. Du bouilli à la langue. Entre le boeuf & le porc salé. Cuites molles. Pas tjrs joyeuses.


Rires sous cap Diamant. Taire les mots du samedi matin. Lire les filets de l'antre. Nous étant du passé, prions le présent. Au détriment de sa fuite.




À l'Homme Rouge, ce si frêle frère,
qui un jour imita le chant du huard.
Hymne immortel par l'him mortel.



Le chant de sa terre retrouvée. L'eau dans le coeur de l'Indien. Son territoire de divisions. Sa plume de guerre. Son calumet de paix. Le Bison ravi.


vendredi 21 août 2009

La couleur de sa Terre enterrée. La danse de son esprit. Un vol d'oiseau-tonnerre au-dessus de ses Montagnes Noires. Et son soleil brille encore ici.


Sous les ombres cachetées, la folie des grandes heures. L'eau pacifiée par les bleus de l'amour en fuite. L'intégrale du coeur au repos. Soleil blême.


jeudi 20 août 2009

She's gone. Away. Far away. Le ciel s'est enrichi de sa présence. Les nuages flottent autour d'Elle. Ici, l'odeur de son encens. Qui brûle.

http://www.youtube.com/watch?v=AtOkuAtOdB0


À N'deye Mariama Sano,
avec ou sans qui le monde survivra,
le long de nos pointillés, au loin de moi.





mercredi 19 août 2009

L'instantané de l'heure des grands départs. Le sourire de l'Africaine dans le lumineux. L'échange du Présent. La lourdeur d'antan. L'adieu radieux.




Au coeur des quenouilles, le chant du marais. Dans l'âme de l'amélanche, celui de l'oiseau. Dans les petits pots des fins gourmets, les fruits de la forêt. Dans le panier du Bénin fait main, le goût du pain. Dans la prunelle des yeux du jeune Lapin, son amour. Et son sommeil. Inconditionnels. L'heure des petits retours. Et du temps des carnivores...

elquidam, 19 août 09



vendredi 14 août 2009

Rongeurs de vie. Galériens de rien. Voyageurs en choeur. Dans la chaleur de l'aoûtement. À la fin du rêve. Lorsqu'il prend de l'ample heure. Ciao !





La famille Fantôme déménage de paysage. Elle part là où il y aura du fruit sauvage. L'instant d'un recueil, elle reviendra épuisée de ce langage d'entre les feuilles d'or du silence. Elle aimerait bien pouvoir y rencontrer une forme de plage sur laquelle un vieux chanteur de charme se serait par hasard échoué. Ils pourraient ainsi revenir transformés de ce voyage sans presque aucun bagage. Que de l'air neuf entre leurs poumons encrassés. Que de l'eau propre dans le Ruisseau des Amitiés. Et davantage de bras enlacés autour de leurs petits cous bronzés. Une étincelle dans les yeux. Une plume sur le bureau. Un parfum nouveau. Et quelques photos.

elquidam, ce 14 août 2009



jeudi 13 août 2009

Le ciel pourri de bleu. L'odeur des vacances prise dans celle d'une valise. L'essence qui brûle. Le temps qui chavire la place. Des billets de saveur.


mercredi 12 août 2009

Une bouchée de cyanure. Magnifique défaillance. Mots d'emprunt. Dessins remplis d'embruns. Pluie noire. Sang de coeur trouvé sur le banc de l'Oubli.







« Tout est dans le désir et dans le courage de ce désir »


LINO La chambre de l'oubli



Le vide efficace et sa saveur.
Les murs qui ont des choses à dire.
L'homme cassé. L'ombre de son doute.
Le bruit de la pluie sur sa fenêtre.
Et le sourire d'une étrangère.

11 jours dans le silence.
Les formes du réel.
Les soeurs de son âme.

L'IRRUPTION. LA CHUTE.
La douleur fantôme.
L'ombre d'une lucidité.
Le silence creux de nos refuges.
La suite des choses.

Un grand pont de fer.
Des oiseaux. Des messagers.
Un escalier. 9, 8, 7, 6, 5, 4, 3, 2, 1...

EXIT

L'inaltérable.
La terre brûlée.
La veine de boue.
La pluie noire.
Une mer d'encre.
Le seuil du trépas.

Un léger froissement d'ailes.
Tous réunis à cette table.
Comme si nous étions depuis toujours une famille.



« Au fond, les choses ne sont peut-être pas si compliquées »

Elquidam
avec les mots et illustrations de Lino



samedi 8 août 2009

De bouche à oreille. De lui à nous, l'Africain qui séjourne ici, depuis l'ivoire de ses sourires. Le départ de ses yeux pour le noir. Plus jamais moi.


Tiken Jah Fakoly au festival Africajarc à Cajarc le 26 juillet 2008.




Je suis fatigué(e)
...



vendredi 7 août 2009

Rien de plus que rien. Qu'un néant qui se tisse aux reins depuis l'intervention du divan des dix-neuf ans.The crazy cast. The wonder of a blast.


jeudi 6 août 2009

Dans le foin de ses orgies tranquilles, le Musicien s'effeuille. La beauté de l'hymne bulgare le recueille. Il resplendit sous le serpent.

http://www.youtube.com/watch?v=fGaRxhVRDEc

Dédié à Yann Perreau,
l'homme qui revisite la Musique et les Mots,
comme il twiste et rock sur les tréteaux.






Une seule créature. Mille visages. Une empreinte. Celle de l'ange sur le démon. Un faux cil. La reine des discotekas. Un body. Une fée. Une madone.

D'autres yeux que ceux qui vous regardent. Que ceux des étranglés de la Voie Lactée. L'improbable vaincra le reste. (Et le reste). Allez en guerre.


Le pire tyran n'est pas l'homme qui gouverne par la terreur.
Le pire est celui qui gouverne par l'amour et en joue comme d'une harpe.


Gilbert Keith Chesterton
Poète et écrivain anglais né à Londres le 29 mai 1874,
décédé à Beaconsfield le 14 juin 1936




mardi 4 août 2009

Les yeux grand fermés, le rêve s'est allongé. L'orage aura capté l'aoûtement de l'été. L'Écureuil scrute des feuilles. Bien calé dans son fauteuil.

Marlène Jobert in L'Astragale

Il tonne juste un peu;
assez pour rêver mieux.



Au pays indécis de ses fantômes, nos voix rongée par la peur. Résurrection du fils maraudeur. L'empreinte de son âme sur nos pauvres petits coeurs.

Gravure de Gustave Doré, Vue de Londres






Lorsque, à la campagne, meurt la dernière lueur du jour au fond d'une allée; et que la voûte des arbres est maussade et noire. Lorsque, dans les parcs et les bois, les hautes fougères ruisselantes et la mousse gorgée d'eau, et les tapis de feuilles mortes et les troncs se perdent de vue en masses ténébreuses et insondables. Lorsque les brumes montent des fossés, des marais, des rivières. Lorsque les lumières aux fenêtres des vieilles demeures et des chaumières sont réconfortantes à voir. Lorsque le moulin s'arrête, que le charron et le forgeron ferment leurs ateliers, que s'abaisse la barrière de l'octroi, que charrue et herse sont abandonnées dans les champs, que le manoeuvre et son attelage rentrent au logis, que la sonnerie à l'horloge de l'église rend un son plus grave qu'à midi et que, pour cette nuit, personne ne poussera plus le portillon du cimetière.
p.20

L'HOMME HANTÉ
The haunted man and the ghost's bargain
Charles Dickens
traduit de l'anglais par Véronique David-Marescot
éditions Interférences


Dans les chambres des voyageurs, le bruit des eaux courantes.
Avec celui mat de leurs pieds nus sur les planchers.
Et la main pesante du Temps sur la mémoire de nos chagrins.
Avec le vent au visage qui rend l'homme plus sage.
Et leur oeil doué de vie.


(collage L.L.)


Sans doute quelque lueur matinale avait-elle pénétré à l'aveugle dans la crypte oubliée si froide, si terreuse, aux arches romanes à demi ensevelies, pour réveiller la sève engourdie de l'indolente végétation qui pendait sur les murs, et activer le lent principe de vie dans le petit monde de la délicate et merveilleuse opération qui existait là, avec la vague conscience que le soleil était levé.
(p.137)



lundi 3 août 2009

Quand la poésie s'insinue dans le noir des lacs. Autour de nénuphars. Ou d'une vieille Cadillac. Du spectre de ses bleus, émanent les mots de l'Homme.


La découverte d'un son nouveau qui me rappelle à un plus ancien. Nick revisité by Alexi. Le précieux du blanc. Honorine qui dort au jardin ce soir.

Anémone Honorine-Jobert
Gently down the stream...


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