vendredi 31 juillet 2009

Les endormitoires de fond de crématoire. L'Ermite dans les bras de l'inconfort. L'alphabet du soumissionnaire. Sa position entre le ciel et la terre.



Le poète choisit, élit, dans la masse du monde, ce qu'il lui faut préserver, chanter, sauver, et qui s'accorde à son chant.

Edouard Glissant
Extrait de L'Art poétique

Ils se positionnèrent en forme de peloton. Firent quelques prières sans intention. S'endormirent dans le salon. Entendirent une détonation. Ils se levèrent donc juste pour where. Prirent un nouveau vers. Le burent d'un trait. Fumèrent une pipe. Puis se recouchèrent. C'est ainsi que les poètes virent au loin dans le tréfonds d'un poêlon une hutte de bois rond. Ils entrèrent par la Porte de la Fiction. Firent semblant d'éteindre le feu. Puis le rallumèrent. Au cas où un incendiaire les aurait vus passer au-delà d'une rivière. Ils se positionnèrent à nouveau en forme de peloton. Et s'endormirent enfin pour de bon.


elquidam, en ce dernier jour de juillet 2009


Il était moins cinq et il était temps. L'instant de grâce pour les diplomates et généraux. Même sous les caniveaux, les rats avaient peur.

(cleaning up the streets in Watchmen,
written by Alan Moore, art by Dave Gibbons,
published DC)


Vos images sont en cours de transe mission. L'énergie que vous déployez pour survivre me fait mourir. Agglomérer les commentaires. Se suffire.


jeudi 30 juillet 2009

From Lowell Mass. to Louiseville. Via railleries & poetry. Accointances des ensemblables. Dans la fumée des mots éphémères, le ghostwriter-écriteau.




Ejectés de l'appareil à faire du temps. Libres vers enfouis dans la Terre. Heucherella et Dicentra entre ses bras bruns. Nuits d'Afrique congelées.




mercredi 29 juillet 2009

Dans la noirceur d'un jour d'été. Un lampion bienveillant. Un lapin et un enfant. Des bruits de tonnerre. Du vent. De la pluie passagère. Un éclair.





mardi 28 juillet 2009

Retour au noir qui lave plus noir que noir. Du charbon ardent dans la forêt des géants. Un puits sans fond de ciel réglisse. AC/DC d'enfer, Ô ! frère.






Rock END roll. Until the Hand of Rhymes. This is HIT. This is HOT. Never mine. The next thunder under a flower. Shower the people with rock.



AC/DC au Gillette Stadium, Boston

PHOTOS MARTIN LANGLOIS

qui est LÀ, en personne,
en ce moment même,
avec une marre de monde,
avec une tonne de briques !!!





lundi 27 juillet 2009

Une chute fluorescente. Un monument de bleu à travers la grisaille. Des murs minces. Deux étoiles bipolaires. Un chat qui griffe des yeux d'enfant.




À l'heure où le Train passe, il fait toujours soleil. L'invention des regards embués. Les rythmes d'Auger. Track de plancher de danse en marqueterie.


http://www.youtube.com/watch?v=3ZPYkTeIF0w



There's something going round inside my head.
I think it's something I need, Something unreal...

Le bonheur est juste autour de la courbe


dimanche 26 juillet 2009

Dorer la pilule des plates-bandes. Les laminer de la lumière d'un coeur saignant. Lever le soleil de l'heucherella. Creuser dans l'été. L'épouser.

HEUCHERELLA alabama sunrise


DICENTRA spectabilis gold heart



samedi 25 juillet 2009

All alone. All alive. And for the rest of the World, the crash. No words. No peace. No war. Just a breakdown. Watchmen. A good movie on what's coming.


Rien que pour vos yeux. Il y eut l'étincelle. Une parcelle. Un zeste de vie dans une mare de boue. Un chant de peau. Avec du doré dedans. Etc...etc.


photo Sophie Bernier




38


comme un coup de colt dans une belle révolte/pour son regard de braise autour d'une brise de fraise/ et pourtant rien de plus poétique que tout ce monde d'arithmétique/ que de l'amour autour de l'amitié dans les confins de la virtualité



La main des maraîchers. L'espoir des semences. La pluie avec le vent. L'automne après le printemps. L'invisible campe au coeur d'une scène de silence.


jeudi 23 juillet 2009

L'implosion des quand il s'agit de s'assagir. Qu'il faut aller chercher Noise. Pour l'étêter. Et emprisonner sa Deirdre dans le Celte de Yeats.





« De nos querelles avec les autres nous faisons de la rhétorique. De nos querelles avec nous mêmes, de la poésie. »

William Butler Yeats

mercredi 22 juillet 2009

Soûle sister paf dans sa cuisine en céramimique. Voix empâtée dans les limbes de son ombilHIC! L'ombre de la fumée à plumes sur son sourire perdu.

Si le travail c'est l'opium du peuple,
alors je ne veux pas finir drogué...
Boris Vian




Sacred trickster, Sonic Youth
( fast track pour un jeune auteur...vivant)

et pour calmer tous les serpents sous ses fleurs:




dimanche 19 juillet 2009

Le rose du vin. Le bleu du jour. Le jaune du rire. Le vert poète. Le blanc d'Auguste. Qui rêvent de gros nez rouges. Dans une boulaneige dégivrée.






samedi 18 juillet 2009

A brain wash under the blue sky. Eyes wide open for a closed world. Enough of that crazy time who crashed with our money.




BETTER THAN WONDER: A GANG OF YOU & ME

vendredi 17 juillet 2009

Coucher de Lune vu de la Terre. L'espace perreau à l'aide des brumes de l'aube. Dans le coeur des lavandières, deux petites ailes poudrées de fragile.


jeudi 16 juillet 2009

Au coeur de nos fraises d'été, un goût d'éternité. Comme au cou des nobles endettés, celles de dentelle, démesurées, ou de confusion. L'éclatement.





mardi 14 juillet 2009

L'exilé des grands chemins abandonne sa terre. Il trouvera celle de l'Issue. C'est aussi ça, BEIRUT. + l'air en ascendance qui égale nuages + pluie.




lundi 13 juillet 2009

La résistance des indépendants. La splendeur de leurs tourments. L'intensité d'une complainte. Un chant pour enfants vivants. Qui meurent de musique.

photo: Leatitia Deconinck



Le plus beau voyage

...Mains qui battent la démesure. Instants magiques et spongieux. Un vent venu des Balkans. Du génie d'un jeune Texan. Du Mexique des Gitans. Des trompettes de la vie. Des musettes de la France. De la Javanaise de Gainsbourg. Le compte à rebours de l'invention d'une musique. Le spasme d'un fin/fou délire. Un plancher craquant de monde. Des jeunes civils outrageusement tranquilles. 1200 coeurs debout. Et tout autant dehors. Beirut était enfin là. Dans nos bras, nos têtes et nos coeurs. Un bouillonnement de frénésie. Des frissons, de ce que l'on pourrait appeler bonheur, dans le carré infesté du virus de la Chaleur. Et le triomphe modeste. Comme entrée, le Bell Orchestre. Une tout aussi belle invention musicale, but made in Québec. De vrais musimagiciens. Et pour la grande finale, l'Orchestre du Goulag, jouée par 26 mains amoureuses de dérapage...contrôlé. Une soirée impeccable dans une salle bombée d'espérance. Merci aux saltimbanques pour ce spectacle impérial.


Plus tôt, sur l'heure d'un midi de petit soleil, un funambule. Il déambula dans le vide d'un Château fort rempli de gens curieux...Il n'est pas tombé.


http://www.cyberpresse.ca/le-soleil/dossiers/festival-dete/200907/13/01-883830-un-beirut-en-forme-enflamme-limperial.php

samedi 11 juillet 2009

Temporairement de passage dans la ville, l'Homme écoute battre le coeur de l'asphalte. L'eau ruisselle sur son front. Il égorge le spasme de vivre.

vendredi 10 juillet 2009

Un lapin dans sa cage. Un merle sur sa branche. Une balle en plein coeur. Des yeux à travers l'écran. Une voix d'Octobre. Un serpent sous les fleurs.


jeudi 9 juillet 2009

9 juillet 2009. L'été bat son plein emploi du Temps. Ici comme ailleurs, les festivals sont gorgés de monde. La Musique, le Théâtre: tremplins de vie.




Merci à Jean-Marc La Frenière... pour l'inspiration.

mercredi 8 juillet 2009

Fraises qui pourrissent dans le champ. Eau froide. Vers qui nourrissent les enfants. Mots qui s'enfouissent dans le vent. I found the frosted.

http://www.youtube.com/watch?v=Pfi1UQ_PKQI



there is no escape,
from the slave-catcher's songs

DeVotchka how it ends

mardi 7 juillet 2009

Rondeurs de la Splendeur. Assises des coeurs au repos. Captation d'aurores cendrées. L'ami tué par amitié. WAJDI de nuit. Avignon par ici...et là.

LINO



Tous les être humains sont blessés, dit pour sa part le philosophe Jean-François Malherbe. Et c'est pourquoi le pardon et l'amitié embrassent l'humain bien plus loin que les masques de la religion et le baume des bons sentiments. S'il s'agit d'une promesse, l'amitié est aussi pour les Anciens (Aristote, Épicure) la plus haute forme de la spiritualité. L'amitié est dans le mouvement de la vie. Elle n'est pas, je crois, du côté du repu et de l'embaumement.

Train de nuit
6 janvier 2007

La chemise blanche du Fantôme freak. MétaMORTphosis. It's game time. Let's GO Prince Michael ! RIP off your mask. Fly-Spy-Die and let's live !






lundi 6 juillet 2009

Sometimes, somewhere, a story. Another kind. Like a kid who's reading his first novel. Like a black light among the stars, Malabron and his shadow.




L'OMBRE DE MALABRON
Thomas Wharton
2008
TRECARRE



Premier livre d'une trilogie attendue, L'Ombre de Malabron constitue un événement dans le domaine de la littérature fantastique. Will Lightfoot, douze ans, adolescent rebelle, a perdu sa mère depuis peu. Voulant échapper à la tristesse qui pèse lourd sur sa petite famille, il s'empare...

samedi 4 juillet 2009

Tres palabras/Trois mots. Une pensée jaune.Tres palabras...esenciales: Rain is falling.

(para Jacques)



vendredi 3 juillet 2009

Nos comptes à sec, ils font leurs frais. Nos comptes à rebours, ils nous rejettent. Le vol des huards. Leurs cous tendus. Plongeons ! Kvouk Kvouk...







La majorité des bleus voient rouge (quand ils ne rient pas jaune). Le mensonge de l'hypocrite: sa vérité. Côté B.




jeudi 2 juillet 2009

Les soirées de galeries à veiller sous les étoiles. Les grands silences de l'Homme face à son ombre. Il était déjà l'heure de se coucher. Et de rêver.







mercredi 1 juillet 2009

Dans le salon beauceron de la maison de la soeur de Jacques, des toiles. Dans son vallon paisible, des vaches tranquilles. Et des lucioles.



Qu'est-ce que tu racontes dans ton œuvre? Ça, ça ne triche pas. Les mots peuvent tricher. La véritable identité d'un artiste, c'est son œuvre. À part les faussaires. Ils ont vingt-cinq vies, vingt-cinq histoires... L'artiste, c'est un seul homme.

Marcelle Ferron
Monographie, Patricia Smart,
éd. Éditions Simon Blais,
coll. Monographie, 2008,
chap. Souvenirs en pointillé…, p. 44


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