samedi 31 octobre 2009

Sur les touches du hasard, la joie. L'encercler en rouge. Développer le mot. Caresser la phrase. Oublier l'idée. Voir la lumière. S'il y a lieu.



Pour ne plus rien pouvoir se dire après. Même si avant. Le feu de ce délice est inclus dans un noir paysage de réglisse. Molle.

Photo: Xavier Ribas Stones


and...You can be a squirrel...

To A Squirrel At Kyle-Na-No


Come play with me;
Why should you run
Through the shaking tree
As though I'd a gun
To strike you dead?
When all I would do
Is to scratch your head
And let you go.


William Butler Yeats


vendredi 30 octobre 2009

Un Ti-Jean en Italie qui parle anglais. L'interview d'un natural. L'homme saoul/seul qui offre toute sa beauté. Entre deux autres mots: Il postino.


ITALIE, 1966




Directions to Jack Kerouac’s grave

Enter the cemetery through the main gate off of Gorham Street. You will be on 3rd Avenue. Continue down 3rd Avenue and take a left onto Lincoln Avenue. After you pass 7th Avenue pull over to the right side of the road. Jack’s grave will be on the passenger’s side of the car. He only has a flat marker. He is buried in the Eisentraut family lot. Look for that monument and walk towards it. Jack’s marker is about 10 feet before the marker.


mercredi 28 octobre 2009

Dans les brumes glacées du cerveau de l'homme brûlé, des notes et des bleus. Dans le détriment de ses archives, des yeux tout le tour de sa tête.

mardi 27 octobre 2009

I got a feeling but not the same as you, brother. Around the bridge, upon the ridge, we will never be as they were. On chante par nos deux langages.


lundi 26 octobre 2009

Dans les bras fantômes des poètes, l'âme épuisée des illusions parfaites. De leurs joues aux nôtres, que des jeux de mots, de hasard et de labeur.



The Wild Swans At Coole


The trees are in their autumn beauty,
The woodland paths are dry,
Under the October twilight the water
Mirrors a still sky;
Upon the brimming water among the stones
Are nine-and-fifty Swans.

The nineteenth autumn has come upon me
Since I first made my count;
I saw, before I had well finished,
All suddenly mount
And scatter wheeling in great broken rings
Upon their clamorous wings.

I have looked upon those brilliant creatures,
And now my heart is sore.
All's changed since I, hearing at twilight,
The first time on this shore,
The bell-beat of their wings above my head,
Trod with a lighter tread.

Unwearied still, lover by lover,
They paddle in the cold
Companionable streams or climb the air;
Their hearts have not grown old;
Passion or conquest, wander where they will,
Attend upon them still.
But now they drift on the still water,
Mysterious, beautiful;
Among what rushes will they build,
By what lake's edge or pool
Delight men's eyes when I awake some day
To find they have flown away?


William Butler Yeats

samedi 24 octobre 2009

Someday somewhere we write something to someone, it's a kind of will carved in the wall of times. Jack laid his voice here, we took it for us now.

photo: David Blaikie


L'écrémé

En voulant dédire à toute à l'heure on dynamite une parlure.
En fonçant dans le dos du pas d'allure on entre dans son mur.
Rallonger ou rétrécir, bâtir ou démollir, ramollir ou se durcir.


Lowell, Mass. – I came to Edson Cemetery this morning, a brooding day of thunder skies, and trees dripping on the shining grass, and I found the grave of Jack Kerouac, flat beneath the shifting clouds, the place where Dylan sat with Ginsberg all those years ago, in 1975, when Rolling Thunder was rolling through New England, and I was young, and far away, and Ginsberg asked how Dylan knew Kerouac, and Dylan replied, “Someone handed me Mexico City Blues in St. Paul in 1959 and it blew my mind. It was the first poetry that spoke my own language.” And ever since that time I have wanted to come here and look myself upon the stone that says Ti Jean, John L. Kerouac, Mar. 12, 1922 – Oct. 21, 1969, He Honored Life. This morning was that day, with traffic rustling past the Citgo station on Gorham Street, and workmen in orange clothes tearing up the asphalt beyond the iron cemetery fence, and there was a Budweiser can on one corner of the stone and a pair of wet shoes on the other, and the Third Step Prayer in wet blue ink (from Franse) that said, ”Relieve me of the bondage of self … take away my difficulties.” And the workmen moved on while I was there, and I breathed the freshness of the rain beads and said thank-you. “I have been writing my heart out all my life,” Kerouac said. “I am only a jolly storyteller and have nothing to do with politics or schemes, and my only plan is the old Chinese Way of the Tao: Avoid the Authorities.” And so he lived and so he died, and so his heart with all its aching is buried here.

David Blaikie - 8 July 2009.



Scaphandrier du fond de mer. Bourlingueur de routes à refaire. Étoileur de matins crèmes. Épingleur de sueur sur la main soeur. Frère de coeur brisé.


-- « When you're looking for your brother, you're looking for everybody ! »


Saul Bellow, le prix Nobel, à Jack Waterman in Volkswagen blues de Jacques Poulin


Et pour tous les Jack en lui et nous:




vendredi 23 octobre 2009

LeschiffresdelasommeSoustrairenosdivisionsMoudrelamultiplicitéCorromprelesystèmeCombiendecaractèresdansletitredeBloggerComptez-lespourvoir,Twitters;-)




jeudi 22 octobre 2009

La neige attablée pour un autre hiver «frett & blanc frette & blanc comme un lavabo». Mais ce soir, la chaleur d'une nouvelle bombe (mâle) au GTQ !


Le bruit des bottes
....c'est si troublant...

À toi, Yann !




mercredi 21 octobre 2009

No more hungry bellies on that empty planet-No more words about your top soil-No more clouds above Moscow- No more sword across our bleeding hearts.

CAPITULATION, Québec 1759

mardi 20 octobre 2009

Espace qui se rue dans la venue d'Issue. Invention de ruelles. Ramdam discret du clochard céleste. Épluchailles de navets. Fou rire de lapins heureux.

La porte !






lundi 19 octobre 2009

Rien de moins que la saveur du vide dans les chambres oubliées. Et le repli des embryons qui dansent la nuit dans le ventre plein de la mère d'eau.

The Flaming Lips
WATCHING THE PLANETS
from Embryonic


(Pour S.)

L'amour et l'intimité sont les sources de tout ce qui nous rend malades ou bien portants.
Dean Ornish M.D. Extrait de Love and Survival :
The Scientific Basis for the Healing Power of Intimacy

Oh, oh, oh, watching the planets Oh, oh, oh, oh, oh Oh, oh, oh, watching the planets align Oh, oh, oh, what is the reason Oh, oh, oh, oh, oh Oh, oh, oh, I got no reason to lie Yes, yes, yes, killing the ego Yes, yes, yes, alright Yes, yes, yes, killing the ego tonight No, no, no, I got no secrets No, no, no, no, no No, no, no, I got no secrets to hide Oh, oh, oh, oh, oh Oh, oh, oh, oh, oh Oh, oh, oh, oh, oh See, the sun's gonna rise See, the sun's gonna rise And take your fears away Like the soft tit of the motherbrai, ai, ai, ai, ai, ai, ai, ai, ain Oh, oh, oh, finding the answer Oh, oh, oh, oh, oh Finding that there ain't no answer to find Oh, oh, oh, watching the planets Oh, oh, oh, oh, oh Oh, oh, oh, watching the planets align Oh, oh, oh, building a fire Oh, oh, oh, oh, oh Oh, oh, oh, burning the Bible tonight Oh, oh, oh, watching the eagle Oh, oh, oh, oh, oh Oh, oh, oh, watching the eagle fly Oh, oh, oh Oh, oh, oh, oh, oh Oh, oh, oh, oh, oh, oh, oh, oh The sun's gonna rise


dimanche 18 octobre 2009

Cliniques, ascenseurs, épiceries. Rythme sous les frites. Serpent sous les fleurs. Et du silence. Troublant. Tomber dans le Perreau. Et twister.


Yann Perreau au Moulin à Paroles,
Québec, Les Plaines, 12 et 13 septembre 2009

Photo: Victor Diaz Lamich





samedi 17 octobre 2009

Ne rien pouvoir de ce qui se peut. Attendre que les lunes blanchissent. Apprendre de ce que les hommes affranchissent. Laisser les arbres pousser.

jeudi 15 octobre 2009

Dans le siècle des illusions, formes et voix. Cercle étrange dans le ciel des Moscovites. Nuages d'averses tisseuses de pleurs à sécher sur la corde.




mardi 13 octobre 2009

Deux femmes. Des arbres. Et l'Homme. Aux oiseaux. Du feu dans la cabane et de l'ordre, comme il faut. Buvez à leur source avant que la sève ne gèle.


LES ARBRES





lundi 12 octobre 2009

Rouges, nos yeux maigrissent. Nos langues s'affaissent. Nos bouches se métissent. Elles broutent de la réglisse. lI était une fois un monde sans ouïe.


« VOIR pronfondément c'est ENTENDRE.
Pierre Perrault »
J'habite une ville
L'Hexagone 217 p.



dimanche 11 octobre 2009

Première neige dans les fenêtres de l'automne. Ciel jauni de fin du monde. Feuilles dansantes dans les yeux gris du monde. À ensevelir d'oubli neuf.





Un de plus, un de moins, un mot, un autre, presque toujours le même: BROUHAHA. Celui des feuilles qui tombent sur le noir endimanché de vos égards.

Noces dans les sentiers
Émile Roberge

Poésie
Éditions Humanitas, 1999, 111 p.
Illustration: Cécile Gingras


Une fatigue rouge...


Pour être un géant, il suffit de se sentir debout.
(Sol)


Une fatigue rouge, toujours la même, a
déferlé des vallons du pays.

Goutte à goutte, discours, fourberies,
froidures ont appesanti nos espérances,
courbé nos têtes inattendues; ils nous ont
voulu meurtris prosternés.

Mais nos courages, nos solidarités ont fondu
leurs verglas, mille fois s'il le faut, nous
revèlerons nos têtes mutilées et toujours
l'univers nous verra debout.

Nous sommes plus forts que nos blessures.

(p.53)



samedi 10 octobre 2009

Un nouvel ordre pour les avachis de la solitude: Tuez les prédateurs de votre silence. Plus qu'une seule parole dans leur bouche: « Comprenez-nous ».

Péril muet


http://www.youtube.com/watch?v=9KkIME96nUE


Par un jour clair, bleu clair trop éblouissant
Le président par terre baigne dans son sang
De qui, de quoi, le pourquoi se répand
Et c'est là que ça fuck, faut que je parte au plus vite
Que je quitte la clique, on va vouloir ma peau, pousse-là ta peau
Et va t'en jusqu'au Nouveau-Mexique
Pris par la panique prête à fendre
La panique prête à fendre
J'ai tiré sur le diable
Un faux-pas dans ma tombe ou un rêve macabre
J'ai tiré sur le diable
Encore plus clair, plus lourd, plus ondulé
Encore chanceux d'être sur mes deux pieds
Je tourne en rond sans savoir quoi faire
Sans savoir quoi dire, alliés ou adversaires
Laissant des traces comme une bestiole
Traquant mon ombre de peine et de misère
La femme du deuxième balcon crie comme une folle
Je cherche toujours la fuite et c'est encore la guerre.
J'ai tiré sur le diable
Un faux-pas dans ma tombe ou un rêve macabre
J'ai tiré sur le diable
Ne tombe pas, par ici un faux-pas est trop vite arrivé.
Ne tombe pas, ici-bas le trépas vit à tes côtés
Ne tombe pas, bientôt, très bientôt nous pourrons mieux rêver
heeeeeeeeeeyy!
J'ai tiré sur le diable
Un faux-pas dans ma tombe ou un rêve macabre
J'ai tiré sur le diable

LA FUITE
Karkwa






vendredi 9 octobre 2009

Dans le clos des mots, le prétexte de l'unthinkable. Apple pie de l'issue majeure. Architecte de la patience. We work for our dues and we pay for fun.

mercredi 7 octobre 2009

Il mange des étoiles, digère des poussières. Balaie de son regard le sourire de la paix. On l'a aperçu à la Pointe aux Trembles, il banalisait la vie.



LOST


Pourras-tu le faire I'm lost...
Pourras-tu le dire
Tu dois tout essayer
Tu dois devenir

Tu dois voir plus loin
Tu dois revenir
Égaré en chemin
Tu verras le pire

Pour trouver le sud
Sans perdre le Nord
Après les certitudes
Au-delà des bords

I'm lost but I'm not stranded yet
I'm lost but I'm not stranded yet

Dans les yeux des femmes
Dans la marie-jeanne
Dans la techno-cité
Pour manipulés

Grand combat de chairs
Colline enflammée
Dans l'ombre ou la lumière
Pôle halluciné

Pour courir ventre à terre
Brouillard et fumée
Consommer consumer
Recracher de l'air

Dans le dérisoire
Dans les accessoires
Dans le feu des possibles
Au coeur de la cible

Dans la paranoïa
Dans la schizophrénia
Un maniacopéra
Pharmacopérave

I'm lost but I'm not stranded yet
I'm lost but I'm not stranded yet

Entre les dérapages
Entre les lignes d'orages
Entre temps entre nous
Et entre chien et loup
Au maximum du voltage
A peine est passé le message
Au fil du rasoir

Encore une fois c'est la vie qui s'entête
Acharnée au-delà des images qu'on reflète
Chacal, charogne, chaman, sachem
Magie noire ou blanche inscrite à la Sacem

Des poumons d'or
Belphégor
Ici, maintenant, à la vie, à la mort
N'oublie pas ton sourire pour ce soir si tu sors
Un jury t'attend n'injurie pas le sort

Entre les dérapages
Entre les lignes d'orages
Entre temps entre nous
Et entre chien et loup
Au maximum du voltage
A peine est passé le message
Au fil du rasoir

Dans les corridors
Sur les baies vitrées
Des insectes écrasés
qui cherchaient de l'or

Dans les ministères
Dans les monastères
Dans les avalanches
Au bout de la planche

Des combats d'autorité
Des conflits d'intérêts
Des types ignifugés
Veulent ma fusée

Des désenchanteurs
Un train à quelle heure
Des pirates des corsaires
Sans aucun repaire

Tu dois voir plus loin
Tu dois revenir
Tu dois tout essayer
Tu dois devenir
Tu dois devenir
Tu dois devenir

I'm lost but I'm not stranded yet
I'm lost but I'm not stranded yet


NOIR DÉSIR
11 septembre 2001
Des visages et des figures


lundi 5 octobre 2009

D'aucune inspiration, la déflagration qui tua cinq membres de l'ONU. Le kamikaze des nouvelles qui se suivent et se rassemblent. PAM !


samedi 3 octobre 2009

De FÉVRIER à OCTOBRE. De la neige aux feuilles mortes. Du berceau au cercueil. De l'échafaud au deuil. La liberté et l'indépendance des désaccordés.


« ON VA TOUJOURS TROP LOIN POUR LES GENS QUI VONT NULLE PART.»

Pierre Falardeau



Superstition au théâtre


Comme en marine chaque lien a un nom propre (guinde, drisse, fil, chanvre, etc.) mais le mot corde est totalement proscrit. Selon les lieux et les époques, il est considéré comme « fatal », portant la mort ; ou au contraire, le mal est moindre, et celui qui le prononce ne s'attire que l'obligation de payer la tournée à tous ceux qui l'ont entendu. Le terme est autorisé lorsque l'élément est muni d'un noeud de pendu. En effet, cette superstition viendrait de la marine où la corde désignait l'instrument de supplice. La seule corde présente dans un théâtre s'appelle la corde à piano. Nullement musicale, elle est faite d'acier de forte résistance pour servir de guide à un rideau.

(wikipedia)



vendredi 2 octobre 2009

De corps et d'art, l'âme du Servant repose pour la postérité. BODIES devant les yeux, derrière la tête, au fond du coeur. L'Homme réfléchit. Et meurt.






Et les dieux ? Pourquoi en avons-nous si peur ?


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